Incroyable mais vrai : ces expressions françaises rendent fous les Anglais

incroyable mais vrai ces expressions francaises rendent fous les anglais

Incroyable mais vrai : ces expressions françaises rendent fous les Anglais

L’anglais et le français, c’est une histoire d’amour qui dure, avec ses petits coups de canif dans le contrat et ses grandes preuves de passion linguistique. Héritières d’un dialogue vieux comme Guillaume le Conquérant (soit depuis le XIe siècle, pour ceux qui ont séché les cours de médiéval), ces deux langues n’ont cessé de s’inviter l’une chez l’autre, pour le meilleur et, parfois, le plus “what the f…”. Mais si, dans l’Hexagone, on glisse volontiers un “weekend” ou un “cool” pour frimer, les Anglais sont tout aussi coupables – exception faite qu’ils le font pour paraître plus chic.

Pourquoi les Français fascinent-ils nos voisins d’Outre-Manche ?

Un vent de fascination plane Outre-Manche autour de ces locutions “so frenchy” dont le raffinement fait pâlir d’envie. Contrairement à ce que croit votre ami britannique au béret, ces expressions ne sont pas une lubie “instagrammable” d’aujourd’hui. Bien avant l’apparition des applis comme Babbel, l’anglais s’enrichissait déjà généreusement de mots et tournures venues de France. Aujourd’hui, l’application s’est amusée à recenser neuf expressions bien de chez nous, adoptées avec enthousiasme.

Le florilège des expressions françaises qui rendent fous les Anglais

  • “Un je-ne-sais-quoi” et “joie de vivre” : Difficile à traduire (et à prononcer sans fourcher), “je-ne-sais-quoi” et “joie de vivre” font chavirer le cœur des Britanniques. Leur histoire remonte, dit-on, au XVIIe siècle, où Fénelon – théologien et homme d’Église – aurait employé l’expression. Mais c’est surtout après être passée entre les mains de Michelet et Zola au XIXe siècle qu’elle a volé de ses propres ailes. Les Anglais raffolent d’utiliser cette locution pour décrire une façon légère, heureuse, d’aborder le quotidien, ou ce charme quasi insaisissable qui fait pétiller quelqu’un.
  • “Oh là là” : S’il fallait choisir une expression française universelle, c’est celle-là, à n’en pas douter ! Demandez à n’importe quel étranger : la réaction fuse, souvent accompagnée d’un délicieux accent british. Écrit “oh la la” en français (ou “ooh la la” chez les anglophones), ce petit cri du cœur jongle avec les émotions : il traduit aussi bien la joie, l’admiration, la peur, la contrariété, la déception… ou l’étonnement. Bref, tout et son contraire, ce qui amuse autant nos amis anglais que nos compatriotes et reflète parfaitement notre tendance au paradoxe !
  • “En route, mauvaise troupe” : Voilà une formule qui pimente l’anglais depuis belle lurette ! Si la légende veut qu’elle doive sa célébrité à Paul Verlaine (qui l’utilise au début du “Prologue” de Jadis et Naguère), il semblerait qu’on puisse surtout la rattacher au jargon militaire – le terme “troupe” parle de lui-même. Elle signifie surtout “en avant”, une façon énigmatique et amicale de donner le signal du départ.
  • “C’est la vie” : Si vous entendez un Anglais soupirer ces mots, c’est probablement grâce à Khaled (oui, le chanteur raï algérien !), dont le tube au début des années 2010 a fait danser la planète et popularisé l’expression dans tout le monde anglophone. Depuis, c’est la formule parfaite pour évoquer la fatalité avec philosophie, ou relativiser face aux coups durs ; une manière sobre et élégante d’accueillir ce que la vie nous réserve.
  • “Déjà-vu” : Ah, cette impression étrange d’avoir déjà vécu une scène ! Ce duo de mots séduit les oreilles anglaises, peut-être à cause du charme du “u” français ou de la poésie que cela suggère. Employée en Angleterre et aux États-Unis, l’expression “déjà-vu” évoque ce moment où l’on croit revivre une situation, comme si la mémoire faisait un clin d’œil au temps qui passe.

Quand le français s’invite dans la langue de Shakespeare

Il ne s’agit pas de simples envies passagères, mais bien d’une histoire de longue haleine entre deux cultures qui, au fond, s’adorent en se chamaillant. Les anglophones aiment à emprunter ces mots “so frenchy” pour une touche sophistiquée, tandis qu’en France, on pique régulièrement dans la besace anglaise pour rafraîchir son vocabulaire.

Le mot de la fin : à chacun sa façon de briller !

Loin de s’essouffler, cette fascination linguistique traverse les siècles et les frontières. Entre “c’est la vie” et “oh là là”, chaque expression voyage, rebondit, se réinvente… À croire que, pour briller à l’heure du thé comme au bistrot, un Anglais comme un Français n’a qu’à choisir dans l’inépuisable coffre aux trésors de la langue de l’autre. Essayez donc, lors de votre prochain voyage, de glisser un “je-ne-sais-quoi” dans la conversation : succès garanti, petit accent en prime !

Notez cet article