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TogglePeaky Blinders connaît une résurrection spectaculaire sur les plateformes de streaming en février 2026, quelques semaines seulement avant la sortie de Peaky Blinders: The Immortal Man. Cette série gangster britannique créée par Steven Knight, qui a défini le genre pendant une décennie entière, prouve qu’elle n’a rien perdu de son attrait auprès du public. Avec le retour imminent de Cillian Murphy dans le rôle iconique de Thomas Shelby, les spectateurs se ruent sur la série originale pour se replonger dans l’univers des Peaky Blinders.
La série, diffusée sur la BBC au Royaume-Uni et sur Netflix à l’international, a marqué la télévision entre 2013 et 2022 avec six saisons totalisant 36 épisodes. Son influence sur la culture populaire reste indéniable, des coupes de cheveux aux costumes trois-pièces en passant par sa bande-son éclectique. Alors que Murphy effectue un grand retour dans ce rôle après son Oscar pour Oppenheimer, l’engouement autour de Peaky Blinders atteint des sommets inattendus. Décryptage de ce phénomène qui refuse obstinément de s’éteindre.
| Aspect | Détails |
|---|---|
| Nombre de saisons | 6 saisons, 36 épisodes (2013-2022) |
| Score Rotten Tomatoes | 93% global, saisons 2, 3 et 6 à 100% |
| Créateur | Steven Knight |
| Diffusion | BBC (UK), Netflix (international) |
| Résurgence 2026 | Classement iTunes suite à l’annonce de The Immortal Man |
| Prochain film | Peaky Blinders: The Immortal Man (mars 2026) |
Une série qui définit encore le genre gangster

Selon les données de FlixPatrol, Peaky Blinders figure parmi les séries les plus regardées sur les classements iTunes domestiques cette semaine, juste derrière le nouveau drame FX Love Story. Cette résurgence spectaculaire n’est pas un hasard : elle intervient précisément au moment où l’anticipation pour The Immortal Man atteint son paroxysme.
La série a toujours bénéficié d’un statut culte, mais ce regain d’intérêt prouve que son influence dépasse largement le cadre de sa diffusion initiale. Créée par Steven Knight, Peaky Blinders a redéfini le genre gangster pour la télévision moderne, mélangeant réalisme historique, esthétique soignée et violence stylisée à la manière de Guy Ritchie. Cette comparaison avec le réalisateur de Snatch et Lock, Stock and Two Smoking Barrels n’est pas anodine : les deux partagent cette capacité à rendre le milieu criminel simultanément brutal et séduisant.
Le consensus critique sur Rotten Tomatoes pour la saison finale résume parfaitement l’approche de la série : « La sixième saison de Peaky Blinders aborde avec grâce le décès prématuré de la star Helen McCrory tout en préparant le terrain pour un dénouement digne de cette saga épique de sympathiques vauriens. » Cette formulation capture l’essence même du show : des personnages moralement ambigus auxquels on ne peut s’empêcher de s’attacher.
La carrière post-Oscar inattendue de Cillian Murphy
La trajectoire de Cillian Murphy après son Oscar du meilleur acteur pour Oppenheimer détonne par rapport aux parcours habituels des lauréats. Généralement, un acteur fraîchement oscarisé exploite sa nouvelle influence pour lancer des projets passionnels ou accepter des rôles dans de grandes franchises. Murphy a choisi une voie radicalement différente.
Son premier film post-Oppenheimer fut Small Things Like These, un drame intimiste peu médiatisé dans lequel il incarne un fermier irlandais confronté à un dilemme moral silencieux. Il enchaîne ensuite avec Steve, un autre drame de personnage à petite échelle diffusé directement sur Netflix. Ces deux films partagent le même réalisateur : Tim Mielants, qui avait déjà collaboré avec Murphy sur Peaky Blinders.
Cette fidélité aux collaborations artistiques plutôt qu’à la course aux blockbusters témoigne d’une intégrité créative rare à Hollywood. Murphy semble davantage intéressé par la qualité des rôles et des partenariats que par l’exploitation commerciale de son statut d’oscarisé. The Immortal Man marque son deuxième projet Netflix depuis la sortie d’Oppenheimer en 2023, film qui a rapporté près d’un milliard de dollars au box-office mondial avant de remporter l’Oscar du meilleur film.
Pourquoi Peaky Blinders résiste au temps
La longévité et la popularité persistante de Peaky Blinders s’expliquent par plusieurs facteurs qui dépassent la simple nostalgie. D’abord, l’esthétique visuelle de la série reste intemporelle. Les costumes impeccables, l’éclairage travaillé et la cinématographie soignée lui confèrent une qualité cinématographique rare pour une production télévisée.
Ensuite, la bande-son éclectique mêle rock alternatif contemporain et contexte historique des années 1920, créant un décalage temporel fascinant qui rend la série aussi moderne qu’elle est ancrée dans le passé. Des artistes comme Nick Cave, Arctic Monkeys ou PJ Harvey donnent à Birmingham une atmosphère unique, presque onirique.
Mais c’est surtout la complexité des personnages qui explique l’attachement du public. Thomas Shelby n’est ni un héros traditionnel ni un méchant pur. Il incarne cette zone grise morale où se débattent des hommes façonnés par la violence de la Première Guerre mondiale, tentant de construire un empire dans un monde qui les considère comme de la racaille. Cette nuance psychologique, rare dans le genre gangster, permet une identification profonde malgré les actes répréhensibles des protagonistes.
L’hommage à Helen McCrory
La sixième et dernière saison a dû composer avec la disparition tragique d’Helen McCrory, décédée en avril 2021 d’un cancer à l’âge de 52 ans. L’actrice incarnait Polly Gray, la tante et figure maternelle de Tommy Shelby, personnage central de la mythologie de la série. Sa mort a forcé Steven Knight à réécrire une partie de la saison finale.
Plutôt que de remplacer l’actrice ou d’ignorer purement et simplement le personnage, la production a choisi d’intégrer cette perte dans le récit de manière respectueuse et poignante. La mort de Polly devient un élément narratif majeur qui affecte profondément Tommy et l’ensemble de la famille Shelby. Cet hommage sincère a été salué par la critique comme une gestion exemplaire d’une situation tragique.
Cette approche témoigne du respect des créateurs envers leurs acteurs et leurs personnages, renforçant encore le lien émotionnel entre la série et son public. La saison 6 devient ainsi non seulement la conclusion de l’histoire des Peaky Blinders, mais également un adieu déchirant à une actrice exceptionnelle.
L’avenir de la franchise après The Immortal Man

Avec The Immortal Man prévu pour mars 2026, Peaky Blinders s’apprête à franchir une nouvelle étape de son évolution. Le passage du format série au long-métrage cinématographique représente un défi considérable, mais la présence de Steven Knight au scénario et le retour de Murphy dans le rôle-titre sont des gages de qualité.
Une nouvelle série est également en développement, bien que les détails restent confidentiels. Barry Keoghan, qui incarne Duke Shelby dans The Immortal Man, refuse catégoriquement de confirmer sa participation, preuve que le secret est bien gardé. Cette suite pourrait explorer une nouvelle génération de Peaky Blinders, avec peut-être le personnage de Tommy en mentor ou narrateur via le livre qu’il rédige dans le film.
La résurgence actuelle sur les plateformes de streaming prouve que l’appétit du public pour cet univers reste intact. Loin de s’essouffler, Peaky Blinders semble au contraire gagner en pertinence et en popularité avec le temps. Cette résistance au déclin typique des séries télévisées fait d’elle un phénomène culturel plutôt qu’un simple divertissement éphémère.
Après avoir découvert le film, plongez dans notre analyse détaillée de l’explication de la fin du film Peaky Blinders qui décrypte les dernières révélations et rebondissements.
Le pari de Netflix et de Steven Knight de prolonger la franchise au-delà de ses six saisons initiales apparaît donc comme une décision judicieuse. Dans un paysage télévisuel saturé de contenus jetables, Peaky Blinders s’impose comme une œuvre durable dont l’influence continuera probablement de se faire sentir pendant des années.












